Has Been
Le procès de The Pirate Bay entaché par une affaire de conflit d’intérêts Convertir en PDF Suggérer par mail
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29-04-2009
Nouveau rebond dans le très médiatisé procès qui oppose The Pirate Bay aux lobbys de l’industrie culturelle. Une radio suédoise a révélé que le juge qui a condamné les quatre accusés était membre de deux organisations de défense des droits d’auteurs, au même titre que les avocats de la partie civile.
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Hadopi : où en est-on ? Convertir en PDF Suggérer par mail
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16-04-2009
Contre toute attente, le projet de loi Création et Internet a été rejeté à l’Assemblée nationale jeudi 9 avril. S’en est suivi une vague d’euphorie sur la toile. Forums, blogs ou sites spécialisés : difficile de trouver un internaute qui ne se réjouit pas de cette victoire. Le gouvernement ne compte pourtant pas reculer devant cet échec.
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Premier bilan du passeport biologique Convertir en PDF Suggérer par mail
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12-04-2009
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Une nouveauté, le passeport biologique Convertir en PDF Suggérer par mail
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12-04-2009

Le dopage fait de plus en plus de ravages dans le cyclisme. 2006, le vainqueur du Tour de France, Floyd Landis est destitué après avoir été contrôlé positif à la testostérone. En 2007, le porteur du maillot jaune sur la Grande Boucle, le Danois Michael Rasmussen, est exclu de la course. C’est une véritable décadence. Les affaires de dopage ne cessent d’éclabousser le cyclisme. C’est le tournant dans l’appréhension de ce fléau. Les médias ont leur rôle à jouer. Les instances internationales aussi. Sous l’impulsion du ministère des sports français pour « sauver le Tour », un sommet international contre le dopage est organisé les 22 et 23 octobre 2007 à Paris. Durant cette rencontre, l’Union cycliste internationale (UCI) et l’Agence mondiale antidopage (AMA) se mettent d’accord et approuvent l’instauration d’un passeport biologique à partir de 2008. Cette idée a été évoquée dès 2002, depuis elle suit son cours.

Un suivi sanguin personnalisé

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caricature sur le dopage, webetab.ac-bordeaux.fr
Avant le passeport biologique, les méthodes de contrôle antidopage permettaient de savoir si le coureur avait dans le sang des produits dopants. Tous les produits n’étaient pas détectables, certains passaient à l’as. Avec ce projet qualifié de novateur, toutes les substances seront détectées et indirectement l’usage de ces substances et les conduites dopantes seront connues. C’est ça la nouveauté. Pour révéler ces méthodes, les coureurs seront soumis à des tests sanguins toute l’année. Ces contrôles seront consignés et permettront d’établir un profil moyen de chaque coureur des équipes (ex-pro tour, c’est à dire les plus grandes, celles qui participent à toutes les courses) et continentales. Des variations suspectes, des anomalies pourront être détectées, les méthodes de dopage comme l’autotransfusion ou l’injection de substances longtemps indétectables pourront être alors mises à jour. Ce suivi sanguin personnalisé n’est pas qu’un simple outil de contrôle, c’est aussi un outil de sanction. Si les suspicions sont avérées, le coureur sera mis à pied et pourra être suspendu jusqu'à deux ans. C’est la suspension qu’a écopée Leonardo Piepoli après son contrôle antidopage positif à la nouvelle génération d’EPO, l’EPO CERA.

L’ultime tentative ?

Ce cas de dopage révélé sur le Tour de France 2008 n’est pas le seul, d’autres coureurs, comme Ricardo Ricco, Bernard Kohl ont été, eux aussi, attrapés. Cette décision d’instaurer le passeport biologique a été prise deux jours avant la présentation de la Grande Boucle 2008. Coïncidence, pas sûre. Les organisateurs de la Grande boucle sont connus pour leur lutte contre le dopage, ils espéraient que la grande fête ne serait pas gâchée comme en 2006 et 2007, loupée. Le passeport biologique a eu une mise en application difficile. Se débarrasser de ce fléau n’est pas aussi simple. Il faudra du temps avant que le cyclisme ne soit plus éclaboussé par autant d’affaires. Cette image de « sport sale » lui colle à la peau depuis longtemps et s’est renforcée avec l’avènement de dossiers de plus en plus rodés, importants, par exemple, l’affaire Puerto. Le passeport biologique apparaît alors comme l’ultime tentative pour sauver ce sport. Le cyclisme veut se faire pardonner son indiscipline, ses nombreuses erreurs. Il veut s’en sortir. Les affaires sortent plus souvent, c’est vrai. C’est le revers de la médaille.

 
Le dopage c’est aussi l’affaire des médias Convertir en PDF Suggérer par mail
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12-04-2009

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Christian Prudhomme, directeur d’Amaury Sport Organisation, société qui possède notamment le Tour de France, Paris-Nice, des journaux comme l’Equipe ou le Parisien/Aujourd’hui en France, l’Equipe.

« Je suis d’accord avec l’assertion selon laquelle il n’y a pas de sports sans médias, ni de médias sans sports », affirme Christian Prudhomme, ancien journaliste et aujourd’hui directeur d'Amaury Sport Organisation (ASO) dans le rapport d’information « sports, argent, médias » du Sénat en Mai 2004. Cette citation est au cœur du problème. Aujourd’hui, tout est à base d’argent, d’audiences, de chiffres d’affaires. Le dopage en est la preuve. Le dopage est le verso du sport business où le spectacle rime avec rentabilité financière. Les journalistes sportifs ont un rôle important à jouer. S’ils arrivent à faire leur métier en gardant leur indépendance, ils peuvent redorer le blason du sport avec leur stylo, leur Nagra ou leur caméra. Ce sera compliqué.

Indépendance, le maître-mot

Les médias et les sportifs ont le même objectif : rendre le sport attractif. Deux visions s’opposent. Tous deux ont la même passion. Tous deux en vivent. Les limites de l’indépendance des journalistes sont nombreuses, enjeux financiers importants, contrôle de l’information par les sources et connivence avec les acteurs du monde sportif. Rien de nouveau, mais avec l’avènement du sport-business, ces phénomènes se sont accrus. Comment un journaliste peut-il enquêter sur le dopage, alors que son employeur organise des compétitions sportives ? Comment avouer qu’un match est d’une qualité très médiocre, alors que sa chaîne a déboursé des millions d’euros pour le retransmettre ? Pire encore, les journalistes n’hésitent pas à faire mousser des rencontres sans enjeu sportif, uniquement pour attirer plus de lecteurs, d’auditeurs ou de téléspectateurs. Conscients d’être indispensables pour les médias, les sportifs savent en profiter. Un article leur déplaît, et la sanction tombe : interdiction d’accès aux installations d’un club, de répondre à la presse… Face à ces dangers, les journalistes se doivent de défendre leur indépendance. Mais le peuvent-ils encore ? Très difficile à dire du fait de la relation étroite qu’il existe entre les journalistes et les sportifs. « C’est leur gagne-pain, affirme Stéphane Mandard, journaliste sportif au Monde et spécialiste du dopage. Le journal L’Équipe est lié directement et historiquement au Tour de France. C’est forcément plus compliqué pour ses journalistes de parler du dopage. De même, la télévision est devenue coorganisatrice des principaux évènements sportifs. Au Monde, nous pouvons prendre plus de distances sur certains sujets, contrairement aux commentateurs qui sont dans l’instantané, le spectacle. »

« J’ai arrêté de travailler sur le vélo parce que ça rend schizophrène »

Doivent-ils dévoiler ou cacher les affaires de dopage ? Telle est la question. En 1988, Alain Vernon fut l’un des premiers journalistes télévisés à s’intéresser aux dérives du dopage dans le cyclisme notamment sur Pedro Delgado, l’Espagnol qui a remporté le Tour de France cette même année. Journaliste à France 2, Alain Vernon a quitté l’univers émotionnel de la Petite Reine. En avril 2001, dans un entretien au Monde, il est revenu sur ses années passées sur le Tour de France, « pour appartenir à cette « famille », un journaliste devait renoncer à faire son métier. Il devait partager les mœurs du milieu. Moi, j’ai arrêté de travailler sur le vélo parce que ça rend schizophrène : d’un côté, des sportifs qui font le spectacle, qui soulèvent des foules, accomplissent des exploits ; de l’autre, une machine à étouffer la vérité, à produire de la performance, de l’argent, sans souci de la vie de ceux qui y contribuent. Le danger, c’est de fermer les yeux au nom d’une autre rentabilité : les chiffres d’audience. »
Pierre Ballester, ancien journaliste spécialisé en cyclisme à l’Equipe de 1989 à 2001 et depuis 1998 dans les affaires de dopage affirme : « on triche avec des émotions, avec un public, avec des résultats, avec de l’argent… Dans le cyclisme, c’est une véritable mascarade » L’auteur de L.A. Confidentiel (ed. de la Martinière) et Tempêtes sur le tour (ed. du Rocher) en a été témoin.

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Pierre Ballester, auteur du livre Tempêtes sur le Tour, publié en juin 2008. Il évoque dans ce livre les tourments que connaît le Tour de France, comme le dopage ou l’avènement du sport-business. Avec le témoignage exclusif de Greg Lemond, triple vainqueur du Tour de France (87, 89, 90), trends.be
Selon lui, dans les coulisses, le micro éteint, les produits incriminés deviendraient parfois sujets à plaisanteries. Lorsqu’ils ne sont pas au centre de soirées festives entre coureurs et journalistes.
On ne peut pas parler d’une révolution depuis l’affaire Festina mais la lutte contre le dopage avance, tout comme la remise en question des journalistes. L’affaire Festina sur le Tour de France 1998 a eu le mérite de déclencher un vacarme médiatique. « Il y a l’avant et l’après 1998, explique Stéphane Mandard. Désormais, on ne parle plus de la même façon du sport en général et du Tour de France en particulier. » Eric Maitrot, auteur du livre les Scandales du sport contaminé. « Il ne faut pas être trop optimiste, tempère Eric Maitrot. Tout a repris comme avant. Cela oblige seulement les journalistes à suivre les dossiers mais il n’y a malheureusement pas plus d’enquêtes. Si ce n’est dans la couverture des faits judiciaires, peu de rédacteurs s’intéressent au problème du dopage. Le journaliste sportif ne va pas provoquer ou chercher des affaires. Il ne va pas tellement fouiller. Son souci, c’est de ne pas scier la branche sur laquelle il est assis. » Tout n’est pas redevenu comme avant. Il faut relativiser. Les journalistes sportifs notamment ceux de l’Equipe ont fait des efforts quoiqu’en dise David Garcia dans la Face cachée de l’Equipe (ed. Danger public).

« Certains essaient de nous faire dire ce qu’on ne doit pas dire »

Certains journalistes sportifs ont effectué de véritables enquêtes pour dévoiler le dopage. En 2004, l’affaire Cofidis éclate. Elle n’a pas touché que les coureurs mais elle a surtout mis en cause l’éthique des journalistes. Le Point et l’Equipe avaient publié des informations confidentielles sous couvert du secret de l’instruction pour dénoncer l’affaire Cofidis. Début 2004, une information judiciaire avait été ouverte à la suite de la publication de comptes-rendus d’écoutes téléphoniques par le Point et de larges procès d’audition par l’Equipe. Le juge de Nanterre a donc demandé des perquisitions aux sièges des deux journaux ainsi qu’aux domiciles de deux journalistes du quotidien sportif afin de remonter à la source. Ces perquisitions sont, d’après la convention européenne des droits de l’Homme, illégales. Les journalistes ont voulu sensibiliser le public au dopage, les pouvoirs publics s’en sont mêlés pour les en dissuader. Les coureurs, eux, ont eu l’impression d’être trompés. Comme le dit Cédric Vasseur, ancien coureur de l’équipe sponsorisé par Cofidis qui voue une rancune tenace envers les journalistes, « Il faut [que les journalistes prennent] plus en considération la personne. (…) Le journaliste a le devoir de se poser des questions. Il ne doit pas aller à 100% dans une seule direction. On traîne comme un boulet le décès de Simpson et l’affaire Festina. (…) Après 250 kilomètres de course, on est attendu par une trentaine de journalistes. Certains essaient de nous faire dire ce qu’on ne doit pas dire… »
Certains journalistes soupçonnent des coureurs de dopage comme Lance Armstrong. Malgré des enquêtes poussées, le doute persiste. Rien n’a été prouvé. En 2005, une enquête sur Lance Armstrong n’a pu aboutir. L’Américain, septuple vainqueur de la Grande Boucle, est l’ami de Verbruggen, ancien président de l’UCI, donc lorsque les intérêts américains rejoignent ceux des défenseurs déclarés de la lutte anti-dopage cela donne un coureur pas du tout remis en cause. Depuis la fin du dernier Tour de France, le quotidien a également publié des articles sur de grands animateurs de l'épreuve mis en cause dans des affaires de dopage, comme le cycliste autrichien Bernard Kohl et l'Allemand Stefan Schumacher.

Des solutions pour contrer le dopage

Les journalistes, pour améliorer leurs connaissances sur les produits, la législation, la prévention, l’éthique et l’histoire du dopage, ont la possibilité de faire un diplôme universitaire spécifique à ce fléau. Ce nouveau procédé pourra peut-être les aider à savoir et à découvrir qui est dopé et qui ne l’est pas. Les méthodes de travail ont aussi évolué. Avant lors des courses cyclistes, les journalistes dormaient dans les hôtels des coureurs, participaient à la vraie vie de la course et écrivaient du sensationnel qu’avec le récit de la compétition. Aujourd’hui, ils montent juste dans leurs voitures et vont suivre la course à la télévision. Quel sensationnel. Les médias ne doivent pas oublier leur objectivité dans les dérives liées au « sport spectacle ». Il faut aussi qu’ils ne minimisent aucune affaire de dopage pour aucune raison, tout doit être dévoiler. Mais attention, avant de tout dévoiler, il faut enquêter avec minutie et ne rien dire avant de bien vérifier les faits. D’autant plus que la révélation de scandales discrédite le sport ce qui peut nuire aux ventes des journaux, à l’audience des chaînes de télévision. On l’a vu sur le Tour de France 2008, les chaînes de télévision allemande n’ont pas couvert le Tour de France, et son audience a fortement baissé. Dénoncer sans détruire, voici sans doute le nouveau credo des journalistes spécialisés dans le cyclisme.

 
Le dopage, ce fléau Convertir en PDF Suggérer par mail
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12-04-2009
Le dopage est un mot, un de ceux qu’on entend, qu’on voit tous les jours dans les médias. Il ne ravit jamais les passionnés de sport et dégoûte les autres. Lire, écouter un journaliste affirmant qu’« un nouveau cas de dopage a été découvert », c’est la blessure qui se rouvre pour les fanatiques. Depuis quelques années, cette blessure ne se referme plus. Notamment dans le cyclisme. Chaque année, c’est une nouvelle affaire qui apparaît.

Le dopage est une calamité. Sait-on vraiment en quoi consiste-t-il ? Pas vraiment. Sait-on pourquoi les cyclistes ont-ils recours à cette pratique ? Non. Le dopage consiste à l'absorption de substances ou à l'utilisation d'actes médicaux pour augmenter artificiellement les capacités mentales et physiques d’un sportif. Il est interdit. Il est condamné. Des lois antidopages sont adoptées pour sanctionner les dopés. Elles vont de l'annulation des résultats sportifs à l'exclusion partielle ou définitive des compétitions. Pour risquer leur vie sportive et leur santé, les enjeux doivent être énormes. Les aspects physiques sont importants. Le dopage permet d’augmenter leur structure musculaire, d’améliorer leur récupération. Battre des records établis depuis des années est une raison comme une autre pour recourir au dopage. Tout comme l’argent. Faire parler d’eux dans les médias, plaire au public, satisfaire leur famille sont d’autres explications pour ces cyclistes sans scrupules. Quelles qu’elles soient, leurs motivations pour aller « plus haut, plus fort, plus loin » semblent leur faire oublier les risques. Les conséquences peuvent être sérieuses, ils mettent leurs vies en danger. Certains en sont morts.
 
L’affaire Festina, un tournant

Le dopage a toujours existé. Tom Simpson est mort dans le Tour de France 1967 lors de la montée du Mont Ventoux, Anquetil est décédé très jeune, pourquoi ? Parce qu’eux aussi, ils se sont dopés. D’autres exemples émanent l’histoire du cyclisme. Pedro Delgado, vainqueur du Tour de France 1988, a été contrôlé positif mais il n’a pas été déchu de son titre. Alors qu’en 2007, Bjarn Riis lorsqu’il a avoué s’être dopé lors de l’année 1996, l’année où il a remporté le Tour de France, les organisateurs lui ont retiré son titre. Il ne fait plus parti du palmarès. L’affaire Festina, la plus grande touchant le cyclisme, constitue le tournant dans le dopage mais aussi dans le rôle que jouent les journalistes dans les affaires (cf. deuxième article). Elle a débuté avec l’arrestation du soigneur de l’équipe cycliste Festina par les douanes dans la région de Lille, il avait en sa possession de nombreux produits dopants. Après cette découverte, les organisateurs du Tour de France ont du prendre une décision. Ils ont renvoyé tous les coureurs de la formation dont Richard Virenque.
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Richard Virenque, après l’expulsion de son équipe Festina soupçonnée de dopage, s’exprime aux micros des journalistes dans l’arrière salle d’un café à Meyrignac-l’Eglise (Corrèze) le 18 juillet 1998. En pleurs, il déclare qu’il quitte la course avec ses camarades mais qu’il reviendra l’année prochaine pour gagner le tour, d.r.
On se doute qu’il n’y avait pas que cette équipe qui s’était dopée. D’ailleurs, d’autres équipes ont quitté le tour sans explication comme Casino. C’est l’Equipe qui a, par cette affaire, consacré au dopage la place qui lui revient et sa réelle dimension. On connaissait le dopage avant mais on n'en parlait pas. Depuis ce scandale de l’été 1998, de nombreuses affaires sont sorties.
 

Une nouvelle ère du dopage s’ouvre

Cofidis, Rasmussen, Landis, Vinokourov… des noms de formations et de coureurs qui sont aussi ceux de gros scandales liés au dopage. Certains éclaboussent plus longuement la discipline. L’affaire Puerto n’en finit pas de faire parler d’elle.
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Une poche de sang congelé et de plasma sanguin saisie par la police espagnole lors de l’enquête sur l’affaire Puerto, eurosport.fr
Ce scandale de dopage sanguin a été relancé le 19 janvier dernier après la décision d'un tribunal madrilène de rouvrir le dossier. Il a estimé qu’il existait des indices de délit contre la santé publique. Le docteur Eufemiano Fuentes, très connu des sportifs, est notamment impliqué dans ce dossier. Le juge d'instruction qui reprend l’affaire, avait déjà classé deux fois le dossier sans suite. Va-t-il classer ce dossier une troisième fois ou la lumière sera-t-elle enfin faite sur ce trafic ? Pendant le dernier Tour de France, plusieurs cyclistes ont été contrôlés positifs comme Ricardo Ricco. Pour d'autres, des analyses supplémentaires étaient nécessaires. C'est le rôle de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). L’AFLD a trouvé deux autres cas de cyclistes positifs : l'italien Leonardo Piepoli et l'allemand Stephan Schumacher, qui avait gagné les deux contre-la-montre du dernier Tour de France à la surprise générale. En tout, sept cyclistes ont été contrôlés positifs à l’EPO CERA, l’EPO troisième génération sur le Tour 2008. Enorme pour un tour du renouveau. Un autre événement actuel effraie. Le retour de Lance Armstrong. Après trois ans de retraite, il revient à la compétition. Il n'a jamais été inquiété par des tests positifs, mais le soupçon a toujours pesé sur lui. Gagnez sept Tours de France de suite après un cancer des testicules, c'est étonnant.

Le dopage doit s’éloigner du sport. Les gens doivent voir de vrais athlètes gagner des courses. Dans ce but, les contrôles sont de plus en plus fréquents et inattendus pour attraper les tricheurs. Le sport propre, est-ce une utopie ou va-t-il devenir une réalité ?
 
Le dopage et le cyclisme, vont-ils enfin se quitter ? Convertir en PDF Suggérer par mail
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12-04-2009

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caricature sur le dopage, quinquabelle.blogspot.com
Le dopage est un véritable fléau. Il touche tous les sports, depuis des années. Certaines disciplines comme le cyclisme essaient de le combattre. Elles en ont marre d’être salies par des sportifs sans scrupules. Pourquoi les cyclistes se dopent-ils ? Qu’est-ce que cela leur apporte ? La gloire sans doute, mais elle devient de plus en plus éphémère en même temps que les contrôles se font de plus en plus nombreux. Les affaires ne cessent d’éclater. Les médias ont leur rôle à jouer. Tout comme les instances internationales du sport. Elles commencent à se mobiliser. Fin 2007, elles lancent l’idée d’un passeport biologique. Un an plus tard, où en est-on ? Qu’apporte-t-il ? Est-ce que cela suffira pour redorer l’image ternie du cyclisme?

Le dopage, ce fléau

Le dopage c’est aussi l’affaire des médias

Une nouveauté, le passeport biologique

Premier bilan du passeport biologique

Dossier réalisé par Vanessa Juliet

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Sources Convertir en PDF Suggérer par mail
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06-04-2009
RFI

Marc Lavergne.com

France 24

Envoyé spécial

Reportage Arté

Sauver le Darfour

Ministère des Affaires étrangères

Arche de Zoé

Le monde

 
Séisme, le bilan Convertir en PDF Suggérer par mail
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06-04-2009
27 personnes, dont 4 enfants ont perdu la vie lors d’un violent séisme qui a frappé l’Italie cette nuit.
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Analyse : un conflit ambigu Convertir en PDF Suggérer par mail
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06-04-2009
Renommer la région soudanaise du Darfour sur les cartes, est-ce le prochain objectif des géographes ? Un roulement de tambour, et la voilà rebaptisée « Darflou ». Guerre de religion, guerre civile, conflit ethnique, économique ou politique. La nature de la crise au Darfour, qui a éclaté en 2003 après des dizaines d’années de tension, n’est pas si évidente que ça. Le flou demeure, dans lequel des millions de personnes ont été tués ou contraintes de fuir leurs villages. Un flou devant lequel la communauté internationale a détourné le regard jusqu’à ce que les médias s’en mêlent, un an plus tard. Des médias, qui informent, et créent un peu plus le flou. Un flou qui persiste, quant à la position du régime de Khartoum, soupçonné de perpétrer des attaques envers les opposants Darfouris, par l’intermédiaire des nomades Janjawid, mais n’a jamais reconnu les faits. Flou, flou, flou, le conflit, les premiers silences, le jeu de Khartoum, l’avenir. Il n’y a qu’à constater les chiffres pour flouer un peu plus la situation : 400 000 morts selon Sauver le Darfour, 200 000 selon l’ONU, 9 000 selon Khartoum. Ambigu, ce conflit.

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Nature du conflit
Tout portait à croire que le problème notable étant à l’origine du conflit, émanait de clivages ethniques et économiques. Le conflit aurait trouvé tout son sens dans des querelles entre tribus, nomades et sédentaires, pour l’accès aux ressources naturelles, telles que les pâturages, l’accès à l’eau, mais aussi le partage des terres. Une idée fondée mais insuffisante, puisqu’à elle seule, elle ne peut cautionner l’envergure qu’a pris le conflit. Evoquer la possible intervention d’un conflit religieux, entre Islam et Christianisme, à l’instar du sud Soudan, serait faire preuve d’un non sens. Pour la simple et bonne raison que la Darfour est essentiellement musulman. Un différent entre arabes et africains a également été perçu. Une hypothèse toute aussi improbable. Ce serait faire l’impasse sur l’ethnogenèse du Darfour, ainsi que sur la complexité et la fluidité des identités toutes fabriquées entre les notions d’arabité et d’africanité, pensées depuis des siècles. La coexistence pacifique jusqu’alors connue entre tous ces groupes, qu’ils soient nomades, sédentaires ou autres, serait ignorée à son tour. De plus, s’appuyant sur les principes défendus et imposés par la Charia, il serait question d’un désir d’arabisation des populations noires africaines. Une suprématie garantie sur l’étendue du territoire.

Qu’en est-il d’un point de vue économique ? les explications sont simples : le Darfour étant une région sous développée, les habitants mécontents et délaissés ont adopté le modèle du sud Soudan, en se révoltant par les armes. Un choix stratégique et visiblement unique si la population souhaite se faire entendre. Prônant une répartition plus équitable des richesses trop souvent détenues par Khartoum, les populations darfouris rebellées, se seraient attirées les foudres d’un gouvernement hostile et autoritaire, résigné à ne pas céder face à cette révolte locale. Difficile de se faire une idée sur la situation d’un conflit dont la probable vraie nature serait un phénomène national. Le gouvernement central de Khartoum a déclenché une contre insurrection disproportionnée avec la menace qui le visait, de manière à étendre sa sphère d’influence et de contrôle aux populations rebelles du Darfour, et d’envoyer une certaine leçon à tous ses opposants qu’ils soient politiques ou militaires, de par le pays.

Une énigme demeure : de quel genre de conflit s’agit-il ? la réponse n’en est que floue. Tout portait à croire que le gouvernement avait orchestré le scénario de ce conflit ; et pourtant il s’avère que ce dernier n’y possède pas une place majeure. Souvent considéré comme un faiseur de trouble en endossant le rôle du coupable. Or, ce n’est que lorsque des groupes rebelles ont décidé de prendre les armes, que le gouvernement a réagi. Pour ce faire, il se serait appuyé sur les Janjawid. Une mauvaise décision de sa part qui s’est, de fait, réellement trompé sur leur sort, puisque les milices semblent profiter de cette occasion de confiance conférée par le gouvernement, en frappant indistinctement civils et rebelles. La répression attendue au départ, s’est peu à peu transformée en règlement de comptes ou plutôt en assouvissement de haine exprimée par ces milices arabes envers des populations noires arabisées. Le conflit finira par prendre des allures de nettoyage ethnique, au cours de l’année 2004 ; les principaux protagonistes étant ces guerriers issus des milices arabes.
Le silence de la première année

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Les soldats de l'Union africaine inefficaces
C’est justement en cette première période de conflit qu’ont lieu les pires atrocités dans la région. Une année qui à elle seule recense plus de la moitié des victimes et qui a vu un tiers de la population quitter les villages. Ce qui a marqué cette période, c’est l’absence flagrante de la communauté internationale. En dépit de la faible couverture médiatique dont faisait l’objet le conflit à l’époque, elle fut à de nombreuses reprises alertée sur la réalité de la situation par l'envoyé spécial des Nations unies, Mukesh Kapila. En vain. Réelle volonté de fermer les yeux, manque de confiance envers les sources ? Pas si sûr. Dans les rangs de la communauté internationale on a « sous estimé » l’ampleur des dégâts. Une sérénité, certainement due à l’évolution positive des pourparlers qui se tenaient entre Khartoum et les rebelles du sud Soudan (SPLM), sur lesquelles les Etats-Unis gardaient un œil. L’erreur de jugement faite par la communauté internationale, c’est d’avoir cru qu’ils régleraient en même temps le sort des Darfouris. Marc Lavergne, chercheur au CNRS et spécialiste du Soudan, a déclaré que « les occidentaux étaient en partie responsables du conflit, car ils n’ont pas su l’arrêter au moment ou cela était possible ». A savoir, dès le début. Ce n’est qu’à partir de l’été 2004 que la presse mondiale commence à couvrir le conflit. Certains experts pensent que cela aurait provoqué une mobilisation de la communauté internationale. D’autres au contraire, comme Marc Lavergne, favorise une analyse opposée : les médias se seraient intéressés au conflit une fois la prise en main du dossier par l’ONU, matérialisée par les premières réunions du conseil de sécurité et les premières résolutions. D’autant plus que le Conseil de sécurité peine à trouver une position commune en raison de l'obstruction de la Chine, qui achète les deux tiers de son pétrole à Khartoum, et des incohérences américaines, qui tombent dans l’excès en dénonçant pour la première fois un « génocide », par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat de l’époque Colin Powell. Il met ainsi en avant tout le mal émanant du conflit et fixe d’un mauvais œil le gouvernement soudanais. La communauté internationale quant à elle, n’a pas suivi cette tendance américaine. Pourtant, selon les Etats-Unis, toutes les conditions étaient réunies afin de voir ici se profiler l’ampleur d’un génocide de taille. Dès lors, Koffi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a annoncé la création d’une commission d’enquête internationale chargée de déterminer sur des actes génocides avaient véritablement été commis ou non, au Darfour, faisant l’objet de nombreux mandats lors de réunions au siège de New-York.

Même s’il retient l’attention de l’opinion publique étant inquiétant et potentiellement réaliste, le terme reste toutefois inapproprié, ne rentrant pas dans les critères de définition d’un génocide. De plus, il n’y a jamais eu intention de Khartoum d’anéantir les Darfouris, dont nombreux sont soldats de l’armée soudanaise ou résidents de la capitale. Avec ces « grands mots » et un parti pris en faveur des rebelles, nul doute que Georges Bush et les siens ont commencé à flairer la bonne odeur de pétrole, qu’ils pourraient se voir privilégiés en cas de chute du régime.
Après les discussions, les premières concrétisations : l’ONU va tenter d'intervenir via l'Union africaine, qui commence à se déployer au Darfour à l'été 2004. Les informations au sujet de son inefficacité mettent en valeur un manque cruel de moyens pour mener à bien la mission. Selon des témoignages de soldats de l’UA, ils ne s’en donneraient pas.

Suite aux premières actions de la communauté internationale, le conflit du Darfour a laissé derrière lui son statut de « conflit oublié ». Ces trois dernières années, environ 8 000 journalistes se sont succédés. En revanche, la médiatisation suscite la polémique, car elle contribue en grande partie à l’ambiguïté du conflit. Un déphasage persiste, entre les réalités sur place et sa représentation. Les médias, ont parfois tendance à relater des informations en décalage avec ce qui se passe réellement sur le terrain, notamment en ce qui concerne le déplacement de populations ou les massacres, nombreux jusqu’à 2004 mais qui ont quasiment cessés depuis. Cette couverture serait la conséquence d’un retard pris dans le suivi de la crise la première année. L’impatience de certains, serait également à l’origine d’une fausse réalité, comme l’indiquait Jérôme Tubiana, journaliste indépendant, lors d’un reportage d’Alain Devalpo, diffusé sur RFI : « Rester une semaine sur le terrain pour boucler un sujet ne sert à rien. Pour comprendre ce qu’il se passe au Darfour, il faut rester beaucoup plus longtemps et bouger dans le pays ». Bouger, car nombreux, journalistes ou témoins politiques en visite de courte durée au Darfour, se sont construits une image de la région et du conflit, selon leurs intentions. Les experts ont souvent dénoncés le cas de Georges Clooney, « l’ambassadeur du Darfour », ayant une vision très manichéenne de la situation. Au Darfour même, il est impossible de se faire une idée sur ce qu’il se passe réellement. A cette échelle locale, on retrouve les conflits entre tribus, nomades et sédentaires, comme l’a d’ailleurs toujours scandé Khartoum. Or, tout l’intérêt et la vrai nature du conflit réside à l’échelle nationale (et même à l’échelle internationale). Un paradoxe médiatique existe au Soudan, où la crise du Darfour est beaucoup plus ignorée qu’en Occident. La capitale, Khartoum, vit sur un autre rythme. Le centre de la ville est très riche, et nage dans les pétrodollars. Les réfugiés Darfouris s’entassent dans des bidonvilles en périphérie. Ils ne s’expriment pas, et n’ont pas accès aux médias. Le régime, suite à ses « contre-attaques » disproportionnées envers les opposants, joue sur la dédramatisation du conflit. Mais quand ce dernier déplore 9 000 victimes contre 200 000 à l’ONU, il y a de quoi se poser des questions sur sa crédibilité.

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Un janjawid
Un Khartoum à deux vitesses

En juillet 2004, les premières preuves officielles contre Khartoum tombent, donnant raison aux nombreux témoignages d’ONG : des documents du gouvernement soudanais montrant que les Janjawid ont été recrutées, armées et assistées par des responsables gouvernementaux. Des informations qui ont incontestablement incité la communauté internationale à réagir, mais insuffisantes pour mettre en place un principe de tolérance zéro, envers un Etat arabe, qui pourrait être perçu comme discriminatoire. Pour le régime d’El-Béchir, il est évident que reconnaître les faits lui serait synonyme de chute, ainsi que de poursuites pour crimes contre l’humanité. Cependant, il a souvent cédé aux pressions de la communauté internationale, notamment en signant les accords d’Abuja. Suite auquel il a pu se frotter les mains de constater la volonté de poursuive les combats par des fractions rebelles, lui dérobant ainsi le costume de « grand méchant loup » du conflit.

La communauté persiste à croire que Khartoum est le mieux placé pour mettre fin au conflit et réinstaurer la sécurité au Darfour, qui lui fait défaut depuis des décennies. Mais on ne voit pas comment un gouvernement ayant participé aux massacres de populations, peut, aujourd'hui, les protéger. La solution reste donc son renversement. Problème : des enjeux qui s’envolent. La Chine perdrait son pétrole, au profit des Etats-Unis… qui perdrait un allié. Depuis plusieurs années, les Etats-Unis sont à la fois intéressés et préoccupés par le Soudan, par son pétrole, mais aussi par la dérive islamiste et dictatoriale du régime de Khartoum. Ce régime avait accueilli Oussama Ben Laden au début des années 1990. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le pouvoir soudanais a clairement pris ses distances avec l’islamisme radical, jusqu’à accéder au rang de partenaire des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaida. Une piste confirmé par Marc Lavergne : « le régime de Khartoum convient à l’ONU et aux Etats-Unis : il sait beaucoup de choses sur beaucoup de monde ». Le paradoxe, c’est que les Américains traitent avec un régime responsable selon eux-mêmes d’un génocide. « Les rapports s’empilent, les coupables sont connus et les poursuites pour crime contre l’humanité ne sont dirigées que vers des seconds couteaux. Les pays occidentaux n’ont pas envie d’y aller, les intérêts économiques sont énormes » ajoute l’expert. Khartoum maintient le cap, et à fini par accepter l’arrivée d’une force hybride ONU-UA sur le terrain début 2008. Quant à ses chances de succès, dans une région vaste comme la France et désertique, le flou demeure.
A. M. et C. L.


 
 
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